TEMOIGNAGES

Article publié le :
septembre 2017

TITRE :

Ouvrir/Fermer

***Bonne rentrée à tous*****

Article publié le :

TITRE :des nouvelles d'une ancienne !

Ouvrir/Fermer

"Tout va pour le mieux pour moi ! Ces de rniers mois, grâce à l'aide d'une nouvelle agent qui me représente j'ai eu la chance de tourner dans de nombreuses séries françaises comme Engrenages, Candice Renoir ou encore Mongeville.J'avais aussi l'année dernière joué plusieurs mois pour la serie Plus Belle la vie qui avait déclenché pas mal de rencontres professionnelles. Je ne pouvais mieux réver...Je sais que je ne me serais jamais autorisée de poursuivre ce rêve sans le soutien et la sécurité que m'apportaient l'AFEM. Alors je pense encore à vous très souvent.
J'éspère très sincèrement que l'association continue d'alimenter et de faire naitre les vocations des uns et des autres et que tu es toujours aussi heureuse de faire partie de cette initiative si importante.Je vous embrasse,
Garance

Article publié le :

TITRE :

Ouvrir/Fermer

Article publié le :
Novembre 2016

TITRE :Les anciens boursiers pensent à nous !

Ouvrir/Fermer

Bonjour, Cela fait de longs mois que je veux vous donner des nouvelles, mais comme on dit "pas de nouvelles, bonnes nouvelles !" et c'est enfin mon cas !!
Après toutes ces années difficiles je suis enfin heureuse. J'ai une belle petite fille de 2 ans, j'ai également passé ma thèse de médecine générale qui a permis de clôturer avec beaucoup d'émotions toutes ces longues années d'études, qui auraient été encore bien plus laborieuses sans votre soutien...Je vous en serais toujours tellement reconnaissante. Ainsi, en tant qu'ancienne boursière, j'essaie de continuer à transmettre à mon tour cette solidarité par ce chèque joint. La solidarité et la fraternité doivent être nos moteurs pour continuer à avancer malgré les situations terribles face auxquelles nous sommes confrontés actuellement!
Tout va bien pour moi, j'essaierai de vous donner quelques nouvelles plus régulièrement...Le temps défile si vite pour une jeune maman docteur... Soyez convaincue de mon profond respect et de ma sincère amitié.

Article publié le :
novembre 2016

TITRE :Témoignage de Lauren lors de la remise des bourses du 14 octobre 2016

Ouvrir/Fermer

Bonjour à tous,

Je m'appelle Lauren et je suis là pour vous raconter un peu ma vie. J'ai envie de lever le voile qui entoure généralement les raisons de notre présence ici, et de vous dire les difficultés qui m'ont conduites ici. Il est possible que je verse une petite larme, je suis toujours très émue le jour de la remise des bourses. C'est normal !

Je suis née à Lille en 1993 alors que mon père terminait ses études de médecine. Il a obtenu sa thèse en Nouvelle-Calédonie, où nous avions déménagé, et a commencé à exercer en tant qu'urgentiste à Nouméa.
Ensuite, j'ai beaucoup bougé. En Corse avec mon père, en Picardie avec mes Grands-Parents, puis Marseille et enfin Avignon avec ma mère. À cette époque, autour de 2004, mon père avait déménagé en Angleterre avec sa femme et Rosanna, ma demi-sœur. Il travaillait beaucoup, et l'argent n'était pas le problème principal de la famille. Mais en 2009, fraîchement rentré en France, Papa a traversé la route et a regardé du mauvais côté, du côté anglais, à droite. Il n'a pas vu la voiture, qui ne l'a pas vu non plus.
D'une certaine manière, nous avons eu plus de chance qu'un certain nombre d'entre vous : il n'est pas mort. Mais ses deux jambes ont été très abîmées, il a été hospitalisé un long moment, a subi plusieurs opérations et a gardé de lourdes séquelles. Et comme les ennuis ne viennent jamais seuls, il a fallu ajouter à cela des difficultés quant à la garde de ma sœur Rosanna, les conséquences psychologiques de l'accident, des opérations en chaîne, et bien-sûr, des problèmes d'argent. Car mon père n'a pas pu reprendre le travail depuis, et pas de travail, pas d'argent. Pas d'argent, pas d'argent.

À cette époque, j'habitais chez ma mère à Avignon, où nous avions également notre lot de difficultés. Je m’apprêtais à passer mon Bac, que, contre toute attente, j'ai eu ! Je me suis engagée à l'université d'Avignon à la fac de droit. Ce ne sont pas des études très chères, mais il faut bien vivre ! Et mes seuls revenus fixes étaient les bourses publiques et privées dont je bénéficiais. Sans l'AFEM, j'aurais peut-être pu commencer mes études, mais certainement pas les pousser aussi loin.

La première fois, j'ai été très impressionnée par l'Académie de médecine, et je profite de cette intervention pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux, et les encourager à profiter de la chance qui leur est donnée, sans culpabiliser. Ce n'est pas parce qu'un jour on n'a pas eu de chance, qu'on doit le payer toute notre vie. Oui, les bourses de l'AFEM représentent des sommes d'argent importantes, et elles doivent nous permettre de nourrir nos ambitions quelles qu'elles soient. D'ailleurs, avoir de l'ambition ce n'est pas seulement professionnel, oui, on a aussi le droit de partir en vacances avec cet argent.

L'AFEM donc, c'est d'abord l'assurance d'un équilibre financier. Ça ne remplace pas un père, une mère, ni des genoux, mais ça fait un énorme problème en moins… et des opportunités en plus ! Moi j'ai pu faire un Erasmus en Allemagne, et venir à Paris pour continuer mes études après ma licence avignonnaise. J'ai été acceptée pour étudier le droit public à la Sorbonne, en remerciant l'AFEM de me permettre d'habiter cette ville atrocement chère.

Mais après un semestre, patatra ! J'ai appelé Sylvie Guiraud, lui ai annoncé que je ne me sentais pas faite pour le droit en fin de compte, et que j'arrêtais tout. Je vous laisse imaginer sa réaction : elle n'était pas ravie. Mais j'ai eu tout son soutiens en ce qui concerne ma reconversion. Après six mois de service civique, j'ai été prise à la Sorbonne, encore, mais cette fois en master « métiers du livre ». J'avais décidé d'essayer de devenir éditrice de bande dessinée. Ce fut une année difficile, entre stages introuvables, famille éternellement en crise, et confiance en soi dans les chaussettes. Mais, je suis allée au bout, et j'ai été prise dans la meilleure université de mon domaine : Villetaneuse, en région parisienne. Dorénavant, j'ai toutes les cartes en mains pour réussir mon projet professionnel. Je suis heureuse. Merci l'AFEM.
L'année prochaine, je vais peut-être prolonger une dernière fois mes études. Une opportunité unique : un semestre à l'université de New York… Merci l'AFEM.

Aujourd'hui, pour mon père c'est toujours difficile. Il est toujours entre deux opérations, entre deux handicaps, et Rosanna a quatorze ans. Ma stabilité financière et psychologique, elle me permet d'être là pour ceux qui m'entourent. Ils sont moins inquiets, et je peux être à l'écoute, les voir régulièrement… Pour eux aussi, merci l'AFEM.

Je conclurais simplement, en disant que toute cette solidarité, et tout cet amour, c'est merveilleux, et qu'il faut que ça dure, longtemps !

Article publié le :

TITRE :

Ouvrir/Fermer

Article publié le :
septembre2015

TITRE :Merci

Ouvrir/Fermer

"Chers membres de l'AFEM,
Je vous écris cette lettre pour la dernière fois. En effet, grâce à vous, j'ai pu mener à bien les 4 années de mes études. Ne m'en reste plus qu'une, la dernière, enfin le bout du tunnel comme on dit.
Les prochaines lettres seront donc porteuses de bonnes nouvelles je le souhaite, diplôme voire même travail.
Vous avez été d'un support et d'une gentillesse sans faille. Que ce soit lors de la cérémonie à Paris, lorsque je suis venue vous voir dans vos bureaux ou encore par mail.
Vous avez rendu possible ces quatre années d'école privée et grâce à vous, ma cinquième année va se réaliser. Vous aurez contribué à ma réussite scolaire mais aussi professionnelle.
Je vous en remercie. Affectueusement,

Article publié le :
16 juin 2015

TITRE :Comment j'ai rejoint l'AFEM

Ouvrir/Fermer

Témoignage du Professeur Philippe PASSA
Vice-Président de l’AFEM

En 1980, pour la première fois, j’ai réalisé ce qu’était l’entraide médicale. Dans mon hôpital, un collègue de 36 ans, 6 mois après sa nomination en tant que Praticien Hospitalier –Professeur des Universités- se tuait en moto. Son épouse, après l’accouchement de son troisième enfant, venait de cesser ses activités professionnelles pour s’occuper de sa famille.
Considéré comme contractuel à l’hôpital et n’ayant pas 15 ans d’ancienneté dans la fonction publique, la famille de ce médecin n’avait droit à aucun secours de l’Université. N’ayant pas d’activité privée à l’hôpital, il ne cotisait pas à la CARMF. Enfin, hélas, aucun contrat de prévoyance n’ayant été souscrit, la famille a été brutalement plongée dans une situation dramatique. En attendant que l’épouse puisse retrouver un emploi, c’est la générosité de tous les médecins de l’hôpital qui lui a permis de survivre. Etant dans une situation familiale comparable avec 3 enfants en bas âge, j’ai forcément été touché par cette histoire.
Vingt cinq ans plus tard, j’ai entendu reparler de l’entraide médicale et de l’AFEM (Aide aux Familles et Entraide Médicale) qui avait pour but d’aider moralement et financièrement les familles médicales avec enfant dans le désarroi à la suite du décès ou de l’invalidité prolongée du ou de la chef de famille. Cette association dont je n’avais jamais entendu parler avait été créée en 1945, initialement pour aider les veuves de médecins décédés lors ou dans les suites de la deuxième guerre mondiale.
Retraité depuis peu j’ai décidé de m’engager au sein de l’AFEM.
Au contact des bénévoles travaillant au siège parisien, j’ai découvert à ma grande surprise que les familles médicales en grande difficulté étaient nombreuses, de plus en plus nombreuses, que certains dossiers étaient véritablement dramatiques. Père médecin en prison pour de longues années, père médecin tuant son épouse et se suicidant en présence de ses enfants !
Les enfants étant les principales victimes de ces situations inimaginables dans une profession occupant une place considérée comme privilégiée dans la société.
Rapidement, j’ai été très admiratif du remarquable travail des bénévoles du siège qui apportent à ces familles un soutien moral et un secours financier rapide à un moment où les besoins sont les plus pressants, secours prolongé jusqu’à la fin des études et l’entrée dans la vie active.
Ayant eu la chance d’assister à la séance annuelle de la remise des bourses aux étudiants, j’ai entendu avec émotion les témoignages de certains d’entre eux et leur gratitude envers l’AFEM, envers leurs tutrices qui partagent avec eux leurs joies après un succès à un examen, à un concours, ou qui vivent très mal un échec.
Lorque j’indique à mes amis médecins que je suis devenu bénévole à l’AFEM je lis tres souvent dans leur regard un certain étonnement. Est-il vraiment nécessaire d’aider moralement et financièrement certaines familles médicales ?
La réponse est oui et je suis fier d’y participer.